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État des lieux de notre résilience

Compte rendu de l’atelier comment faire pour entrer en résilience du meetup collapsologie et résilience Nantes du 24/01/2019, le résultat est une synthèse de l’atelier effectué par deux groupes de 6 à 8 personnes.

L’atelier effectué provient d’une idée de jeu d’Antoine Le Fèvre.

A noter :
Le choix des couleurs et de la sémantique associée a été effectué lors de la rédaction de la synthèse et non lors de l’atelier. Il y a donc sans doute des problèmes de catégories.
De plus, certaines informations peuvent se retrouver dans plusieurs cases du fait du regroupement de l’état de résilience de chaque participant.

Muter vers la résilience – Tableau groupe 1
Muter vers la résilience – Tableau groupe 2

Quelques réflexions qui ont été partagées dans les groupes :

  • On ne peut plus, pour cause de chantage à l’emploi, continuer une politique destructrice.
  • Souhait de dépasser la colère envers ceux qui sont dans le déni.
  • Est ce que choisir ce qui est promu comme vert/durable est un pas vers du souhaitable ou se fait-on simplement avoir (réelle avancée ou fuite) ?
  • Détournement du langage. Comme le mot défavorisé qui remplace celui d’exploité.
  • On veut changer le système ; les politiques ne sont pas prêt ; et nous ne sommes peut-être pas prêt non plus.
  • Moins on juge et plus c’est facile d’échanger et de partager son point de vue.

Réflexion autour de la création d’écolieux

Compte rendu de l’atelier du meetup collapsologie et résilience Nantes du 24/01/2019, le résultat est la somme des travaux qui ont eu lieu sur le sujet et est le reflet de l’opinion des participants.

Première partie de la discussion, Tour de table des attentes:

  • Faire un tour des éco lieux pour vivre dedans et pas seulement les visiter. Pour s’en inspirer. En France mais aussi en Europe. Réponse directe : Il existe un projet de faire une caravane pour faire le tour des éco lieux de France à vélo. Le tout dans une perspective de résilience.
  • S’acheter un terrain pour en faire un lieu autonome, ou un éco lieux. La troisième alternative consisterait à intégrer un éco lieu déjà existant. Se pose alors la question des critères pour rejoindre un éco lieu.
  • Construire un éco hameau basé sur une construction d’école comme projet central. L’éducation comme axe principal du post-effondrement.
  • Projet de tour à vélo des écolieux. Est abordée l’option de partir en service civique ou Service Volontaire Européen dans une ferme autonome comme une alternative au WWOOF. L’importance d’être au milieu d’une forêt ou d’un bois est considérée comme essentielle.
  • En apprendre plus sur l’éco hameau car ce lieu crée de la vie sociale et de l’autonomie. Or l’autonomie c’est le pouvoir
  • Novice en collapsologie, cette personne s’intéresse à l’éco hameau comme un retour au village originel, et ce depuis la découverte d’une association qui fait redécouvrir les techniques ancestrales du village. Est abordé l’exemple de Guédelon comme lieu d’apprentissage.
  • Questionnement d’une personne sur l’utilité de l’éco hameau face à l’effondrement afin d’imaginer son fonctionnement. Questionnement sur le partage avec la société actuelle, garder des contacts en dehors, acheter en dehors etc.
  • Une personne explique qu’elle a déjà réalisé un tour des éco-lieux il y a 10 ans, avant le mouvement des colibris. Que visiter un éco lieu, ce n’est pas y vivre et qu’y vivre peut être un atout significatif pour en comprendre le fonctionnement. Par rapport au WWOOF : En fonction de ses attentes, bien distinguer les néo-ruraux qui font une ferme à la campagne dans une optique de faire du vert, et les éco-lieux qui ont pour but de s’autonomiser ou de se préparer pour un possible effondrement.
  • Retour d’expérience aussi au sujet des terrains pour un éco-lieu: très difficile de trouver quelque chose sans que le terrain ne soit pour de l’agriculture. Petit tips: lister ses critères d’un terrain parfait, puis accepte un terrain qui ne conviendrait qu’à 70% de ces critères sans quoi la recherche sera très longue voir impossible.


fin du tour de table, quelques questions:


Quels seraient les mots-clé d’un éco hameau:


Vision: commune pour le sociale et l’aspect communautaire du lieu
la compétence: un éco lieu se voulant autonome au maximum et dans une logique d’effondrement, les compétences nécessaires à la survie d’un groupe sont primordiale. Vient ensuite la question de la spécialisation de chacunE pour s’affranchir totalement.
Énergie et volonté : Produire soit-même demande beaucoup d’énergie, car c’est s’autonomiser et donc regagner du pouvoir sur sa propre vie. Mais l’énergie et la volonté sont primordiales car elles peuvent pallier au manque de moyens que provoquera/rait un effondrement.

Questions/Réponses


Question sur les géonefs: Les géonefs, ou earthship sont-elles une solution en France pour gagner en autonomie et donc assister l’éco hameau dans sa quête de résilience?


Réponse: au vu du milieu pour lequel elles ont été développées (désert du nouveau Mexique qui fait +40°C le jour et -10°C la nuit) ça ne répond pas aux besoins qu’on a ici en France. Donc autant se calquer sur des habitats plus simples qui fournissent les mêmes prestations.


Question au sujet des rainbow gathering : est ce que quelqu’un y a déjà été et en aurait tiré une expérience enrichissante pour un éco hameau?


Réponse : Personne n’y a été bien qu’une partie en ait déjà entendu parlé. Les rainbow sont intéressants tout de fois dans un aspect dont on a peu parlé: l’entente et la vie en groupe. L’entente mutuelle est un des piliers de la vie en éco hameau or ce que fait le rainbow, c’est qu’avec sa vie en communauté perpétuelle et ses prises de décision à l’unanimité, il propose une réponse dans le choix de vie en communauté. Chaque hameau fonctionne à sa façon mais cette organisation apparaît comme un préalable à toute installation. Elle différencie groupe, de communauté, de secte. Que choisit-on de partager, un repas ou chaque repas, comment se déroule la partie économique du hameau, qui paye quoi, quand quelqu’unE choisit de quitter le hameau, est ce qu’on peut le.la remplacer? etc..
[ces questions suscitent beaucoup de questionnement]
Est alors amenée l’idée de créer un questionnaire qui serait un préalable à toute installation d’éco hameau. Mais nous n’auront malheureusement pas la temps d’y réfléchir.


Comment faire pour entrer en résilience ?

Article d’Antoine Le Fevre article original ici publié le 4 novembre 2018

http://essay.iaspaper.net/essay-on-forest-2/

J’ai essayé il y a quelques semaines de mettre par écrit ce que j’avais ressenti en rencontrant l’idée d’effondrement (voir ici). Après la stupeur initiale, ma vie a repris son cours. J’oublie même, à certains moments, la possibilité que tout peut s’effondrer et je profite de la vie telle qu’elle est et de la chance que j’ai. J’ai repris mon activité, je suis revenu dans cet aujourd’hui qui est la prolongation d’hierbusiness as usual. Que faire d’autre ?

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