Voici une sélection de vidéos que nous vous recommandons pour découvrir les problématiques d’effondrements.

Portée nationale

Comprendre les phénomènes d’effondrement de sociétés. Quel avenir pour la nôtre ? https://youtu.be/1dgjIeR5DBY
Vincent Mignerot : Anticiper l’effondrement ?
https://youtu.be/CwXudpMdbuo
Effondrement de la civilisation ? Pablo Servigne
https://youtu.be/5xziAeW7l6w

Conférences nantaises

La permaculture face à l’effondrement

Arthur Keller appelle à créer une nouvelle civilisation en démarrant à l’échelle des intercommunalités. Il faut changer notre rapport au monde naturel et au temps, s’ancrer dans un territoire et développer patiemment son réseau local.
Il s’agit de construire de nouvelles cultures locales, de les mettre en récits pour les rendre inspirantes.
La permaculture est une boite à outils, adopter une mentalité écosystémique.

Vincent Mignerot insiste sur la rivalité étant au cœur de nos relations concurrentielles pour la survie, tout comme l’entraide.

Pour Yves Cochet, l’effondrement est le processus durant lequel les besoins de bases ne sont plus apportés à une partie de la population par des services organisés par la loi.
Définition de Vincent Mignerot : « quelque soit l’organisation sociétale humaine considérée, retour plus ou moins rapide et global des contraintes de la régulation par les lois naturelles sur les critères de l’alimentation, de la santé et de la sécurité ».
Nous souhaitons tous une relocalisation de l’économie, mais il faut la penser à une cadence qui évite que les externalités dont les échelles ne sont pas les mêmes ne viennent empêcher cette relocalisation à terme.
Le brexit est une illustration de ce qu’est penser par anticipation sans comprendre que les externalités ne sont pas sur le même rythme. Penser une extraction de la mondialisation trop tôt c’est prendre le risque de s’effondrer en premier.
En phase de décroissance, il faut ralentir à la juste cadence pour rester en vie.
La permaculture a été fondée pour anticiper un risque d’effondrement.

Joris Danthon présente brièvement la permaculture, insistant sur le savoir être et sur la nécessaire mise en réseau en citant la cartographie Transiscope.

La permaculture face à l’effondrement – Arthur Keller, Vincent Mignerot et Joris Danthon
https://youtu.be/8T7yP_VXCSk

Dimension artistique

Un court métrage touchant traitant de l’effondrement, une réussite artistique réalisée avec deux appareils photo noirs et blancs pour 9 minutes d’émotion

les commentaires du réalisateur

Penser l’après

Pierre-Henri Castel – Le mal qui vient : essai hâtif sur la fin des temps
https://www.youtube.com/watch?v=-OuzBtTyebo

Auteur de l’ouvrage « Le mal qui vient : essai hâtif sur la fin des temps » Pierre-Henri Castel propose de rafraîchir le vieux problème du mal pour susciter l’effroi, qui serait un préalable pour envisager plus sereinement les siècles à venir.
Il s’attache à montrer ce qu’on a pas envie de voir, présenter les choses de la façon la plus effroyable possible, pour en réaction pouvoir définir ce que serait le bien dans ce contexte.

L’exercice de pensée se base sur 3 prédicats :
1- « Il s’écoulera moins de temps entre moi et le dernier homme qu’entre moi et Christophe Colomb » La perspective de la fin de l’humanité comme un horizon pour nos descendants peut changer notre perception du bien et du mal. Elle incite à réfléchir à ce que les derniers penseront de nous.
2 – La hâte va saisir tout le monde : voulez-vous être du coté des victimes ou du côté des bourreaux ?
3 – Il y aura un point de bascule où il deviendra clair qu’il faut se placer du côté des bourreaux pour survivre.
La portion des personnes profitant des ressources se rétrécissant, leur seule jouissance sera la destruction et le mal : d’où une accélération du mal absolu.
Seuls les auteurs de SF post-apocalyptique pensent ce sujet et nous préparent à cet avenir où les camps de concentration, la bombe atomique, les massacres, les viols collectifs seront des outils à disposition pour régler les problèmes.

Une fois ce Mal présenté et le contexte établi, on peut se demander ce que serait le Bien : une contre-violence légitime.
La « bonne violence » devrait obéir à 2 critères :
1- elle doit être portée collectivement à travers un processus démocratique
2- elle doit être impersonnelle : identifier les catégories sociales malveillantes et transformer la violence en opérations contrôlables socialement